Le compost, ça en jette !

13 février 2018

Résidu naturel de nos déchets, le compost est un fertilisant écologique qui permet dalléger nos poubelles. Cest pratique, économique et bon pour lenvironnement. Exploration des richesses insoupçonnées de nos déchets.

Qu’y a-t-il de commun entre une peau de banane, des coquilles d’œufs et du marc de café ? Tous ces déchets de notre quotidien peuvent être compostés. Au fil du temps, ils se décomposent naturellement pour devenir un fertilisant riche en minéraux : le compost. Au total, c’est un tiers du contenu de nos poubelles (soit 100 kg par Français par an) qui pourrait être composté plutôt que d’être enfoui ou incinéré. Le gain est double : on réduit nos ordures ménagères tout en fertilisant nos plantes d’appartement ou nos jardinières gratuitement.

Quels déchets peut-on composter ?

La plupart des déchets organiques issus de nos cuisines et jardins peuvent être compostés : épluchures de fruits et légumes, coquilles d’oeufs, marc de café, fleurs fanées… même l’essuie-tout et le carton. En revanche, il y a quelques déchets à éviter : les agrumes en raison de leur acidité, l’ail et l’échalote car ils détruisent les bactéries nécessaires à la fabrication du compost. À bannir aussi les corps gras (huile et beurre), les noyaux de fruits, ainsi que les viandes et les poissons.

Comment faire pour composter ?

Le plus simple, c’est de la jouer collectif ! Aujourd'hui il existe des composteurs de quartier ou au pied de certains immeubles. Il suffit de se renseigner sur internet pour localiser les composteurs collectifs les plus proches. Après s’être inscrit, on vient apporter ses déchets une fois par semaine en fonction des horaires d’ouverture. Le compost peut ensuite être récupéré comme engrais pour un usage individuel ou à destination des jardins du quartier.

Si on ne dispose pas de composteur collectif dans les environs, pas de découragement ! Il est possible d’acheter ou de construire soi-même son propre composteur (en s’inspirant de tutoriels sur internet). Il faut cependant disposer d’espace (un jardin idéalement) et s’initier à la méthode – assez technique – du compostage (alterner déchets humides et secs, mélanger, laisser reposer…).
Une autre solution plus exotique consiste à s’équiper d’un lombricomposteur. Comme son nom l’indique, ce récipient contient des vers de terre qui vont absorber jusqu’à l’équivalent de leur poids par jour de matière organique. Ils rejetteront ensuite un genre de terreau - le lombricompost - utilisable comme du compost classique. Disponible dans les magasins de jardinerie ou de bricolage, un lombricompisteur coûte en moyenne 80€. Mais en novembre dernier, la Ville de Paris en a distribué 500 gratuitement. De nouvelles distributions devraient avoir lieu en 2018.

Si on veut en savoir plus sur le compost...

Sachez qu'il existe des formations au métier de maître-composteurs. Après une cinquantaine d’heures mêlant la théorie et la pratique, le compost n’aura plus aucun secret pour vous.
Amateurs ou passionnés, à vos marques, prêts, compostez !

Marine Samzun